Création de la ZAC de Centrale et choix de l’opérateur économique de la SEMOP : nos prises de position

Lors du conseil municipal du 2 février 2017, de nombreux points concernant le devenir des terrains de l’école centrale étaient inscrits à l’ordre du jour.

1) bilan de la mise à disposition de l’étude d’impact et de l’avis de l’autorité environnementale

imageNous avons voté contre ce bilan  car nous estimons que rien n’a été fait pour que cette mise à disposition soit véritablement effective et efficace.

En effet, nous avons voté au conseil municipal du 15 décembre 2016 pour les modalités de mise à disposition mais la période n’était pas indiquée dans notre dossier. La publicité a été faite par la ville  la veille des vacances pour une période de consultation démarrant pendant les vacances de noël.

D’ailleurs nous n’avons pas été les seuls à avoir laissé passer le temps de mise à disposition puisque comme indiqué dans notre dossier avec beaucoup d’humour, sans doute involontaire : « malgré cette forte publicité, aucune remarque n’a été inscrite dans le cahier tenu à disposition du public et personne ne s’est non plus exprimé par mail ».

 

 

2)  bilan de la concertation sur l’opération d’aménagement pour la réalisation d’un éco-quartier sur le site de l’École Centrale et création de la Zone d’aménagement concerté

Concernant l’avis de l’autorité environnementale, celui-ci a notamment mis l’accent sur un point que nous avons à de multiples reprises évoquées dans les réunions publiques ou au conseil municipal, celle de la démolition totale sur le site de Centrale.

Le rapport de l’Autorité Environnementale se résume de la manière suivante :

« L’approche retenue, qui semble être la démolition totale, pose notamment question. En effet, la valorisation des ressources existantes est un principe majeur du développement durable, d’autant que cet enjeu est souligné par l’état initial.

L’autorité environnementale recommande notamment :

1. de définir et de justifier le programme de démolition et d’en évaluer les impacts ;

2. d’actualiser l’étude d’impact dans la perspective du futur dossier relatif à la loi sur l’eau ;

3. de réaliser une étude de trafic et d’affiner la conception du réseau viaire (voies publiques), afin de préciser les impacts du projet sur les déplacements et les nuisances associées. »

L’étude d’impact a été modifiée en fonction de ces remarques et aborde en effet les aspects relatifs à la loi sur l’eau et traite le problème des déplacements (points 1 et 2).

Mais concernant le choix de tout démolir, cela est peu justifié et mériterait d’être complété et étoffé. A notre sens, la municipalité ne répond pas aux remarques de l’autorité environnementale sur ce point. A chaque fois que nous l’avons évoqué d’ailleurs, cette question a toujours été balayée d’un revers de la main.

En fait, la préoccupation principale qui apparait suite aux quelques réunions sur le sujet « Quartier centrale » et à la lecture des documents très fournis est de savoir quelle est la maitrise effective de la municipalité sur ce projet. Est-ce que la municipalité ne s’en remet pas entièrement aux choix des cabinets et opérateurs qui ont instruit et qui conduiront l’opération.

Il serait important de savoir quelle est la taille des équipes municipales qui sont en charge directe du Quartier Centrale.

Nous avons approuvé le bilan de la concertation puisqu’elle a eu lieu et pour également la création de la ZAC même si de notre côté demeure un sérieux doute sur le parti pris de faire table rase sur le périmètre du projet.

3) Sélection d’un opérateur économique actionnaire de la SEMOP

Pour rappel,  nous étions prononcé favorablement pour la création de la SEMOP :  https://agirautrement.fr/2016/07/05/cration-dune-semop-pour-lamnagement-du-site-de-lecole-centrale/

Voici notre intervention en conseil municipal :

“Comme vous le savez, nous nous sommes exprimés favorablement à la mise en place d’une SEMOP pour la ZAC de Centrale, laquelle SEMOP sera concessionnaire du contrat d’aménagement. Nous avons participé à la commission d’aménagement chargée d’examiner les dossiers de candidatures et les offres initiales des 3 candidats.

Nous avons pu consulter le dossier très épais de ce point à l’ordre du jour de notre conseil : la sélection de l’opérateur économique actionnaire de la SEMOP est en effet essentielle, l’aménagement de ce nouveau quartier est une mutation importante de notre ville et nous engage pour les 10 à 15 ans qui viennent.

Nous avons pu poser de nombreuses questions en commission et nous remercions les services municipaux d’avoir été présents pour nous répondre.

Nous a par exemple été indiqué que les élus municipaux impliqués dans la gouvernance de cette SEMOP et notamment dans le conseil de surveillance, ne seraient pas rémunérés de quelque manière que ce soit, ce qui nous a rassurés.

Demeurent cependant encore quelques interrogations concernant principalement le montage et le bilan financier de la concession d’aménagement. Il est donc prévu un bilan financier de 219 100 000€ équilibré en dépenses et recettes.

Au moment des offres initiales, le prix d’achat des terrains était plus élevé que dans l’offre finale (un peu plus de 100 millions d’€ de mémoire). Dans l’offre finale d’Eiffage, le prix du foncier est de 79 millions d’€. On nous a expliqué que ces prix d’achat/cession avaient été revus en tenant compte de l’état d’avancement des négociations.

Un nouveau poste apparait : celui des aléas d’opération ou dit autrement celui du résultat prévisionnel de l’opération qui correspond à 23,54% des dépenses prévisionnelles soit un montant de 51 574 K€.

Nous avons posé de nombreuses questions sur ce point précis lors de la commission urbanisme. Des réponses ont été apportées mais nous demeurons encore dubitatifs.

· Pourquoi un tel poste a été ajouté ? Si l’opération est excédentaire de manière prévisionnelle, pourquoi ne pas avoir prévu par exemple qu’une partie de cet excédent permette une baisse des charges foncières et qu’ainsi certains logements dans le secteur privé soient accessibles à des prix moins élevés que 5900 € TTC du m2. Ou que pour les logements sociaux, il soit possible d’avoir une diversité des typologies (du PLAI au PLS) en baissant la charge foncière. On lit d’ailleurs dans le projet de convention que la charge foncière pourra être supérieure et donc que les logements pourront sortir à des prix supérieurs à 5900 € du m2 sachant que ces 5900 € constituent un plancher (p28).

· Autre questionnement : quel est le statut exact du résultat prévisionnel. Il est indiqué qu’il sera versé 45 000 € à la ville dès le démarrage (en 2017), c’est a priori une demande de la ville : est-ce une avance sur le boni prévisionnel ? Ce montant, quelques soient les aléas du projet, reste-t-il acquis à la ville ? Comment comptablement cette somme va-t-elle être constatée ? Qu’est-il prévu de faire de cette somme sur le plan budgétaire ?

Plus généralement que se passera-t-il si le plan financier prévisionnel ne se réalise pas, si les recettes notamment ne se réalisent pas ? Quid des 45 000 € perçus par la ville ? Quid du programme de la ZAC ?”

Le Maire a répondu à la plupart de ces questions en conseil municipal mais dans la mesure où il demeure encore pour nous des incertitudes, nous nous sommes abstenus.

Modification du PLU sur la zone Centrale : notre courrier au commissaire enquêteur

Monsieur le Commissaire enquêteur Châtenay-Malabry, le 15 janvier 2017

Hôtel de ville

26 rue du Docteur-le-Savoureux

92290 Châtenay-Malabry

Objet : Enquête publique concernant la modification du Plan Local d’Urbanisme « Secteur Ecole Centrale »

Monsieur le Commissaire-Enquêteur

Dans le cadre de l’enquête publique, veuillez trouver ci-joints les remarques et les propositions formulées par le groupe municipal Agir autrement pour Châtenay-Malabry.

1) Places de stationnement

Il est indiqué : « Dans la zone UEC, compte tenu de la proximité de la ligne de tramway, il n’est exigé qu’une place de stationnement par logement en accession et une demi-place pour les logements aidés. Une surface de stationnement doit être aménagée pour les vélos et les motos à l’intérieur des constructions. »

Pourquoi une telle distinction entre les logements privés et les logements sociaux ? Nous comprenons qu’il n’y ait qu’une seule place de stationnement par logement mais ½ pour les logements sociaux, peut-on penser réellement que les familles habitants dans des logements sociaux n’aient pas de véhicule ?

2) Normes thermiques

En ce qui concerne l’aspect thermique, pour le quartier Centrale, il est prévu l’application de la RT 2012 -20%. Une nouvelle règle se met en place, la RT 2020, elle devrait s’appliquer dès 2018 pour les bâtiments publics. Puisque l’opération prendra de 10 à 15 ans, la plupart des bâtiments construits devront donc respecter la RT 2020. Dans cette norme, les bâtiments seront à énergie positive, ce qui implique un très bon isolement, par exemple la RT 2012 -20% ou mieux, plus une source d’énergie: par exemple des capteurs solaires thermiques ou photovoltaïques.

Est-ce que le projet Centrale tient compte de cela?

3) Hauteurs des bâtiments

On peut lire concernant les hauteurs des bâtiments : « Dans la zone UEC, le terrain naturel présentant de forts reliefs, celui-ci va être largement remodelé, notamment pour rendre les circulations

accessibles aux PMR (pente de 4 % max). Aussi, il est préféré instituer une hauteur plafond exprimée selon une cote NGF : 93.90 qui correspond à la hauteur de la terrasse du château de Sceaux. Ainsi, les bâtiments seront invisibles depuis le château conformément au souhait de l’Architecte des Bâtiments de France. Quelques émergences au-dessus de cette cote sont autorisées jusqu’à la cote 101.90».

On nous a indiqué que cela pourrait représenter des immeubles de 7 à 10 étages ce qui est encore plus haut que ce qui est construit sur l’avenue de la Division Leclerc. Les sites où le dépassement du plafond des hauteurs est prévu sont localisés dans la partie la plus proche du parc de Sceaux. Pourquoi une telle option est-elle privilégiée ? Si à Paris où dans les zones denses proches de Paris, la densification en hauteur peut parfois avoir un intérêt et être défendue, dans le bas de Châtenay, à proximité du parc de Sceaux, nous estimons cette option urbanistique non justifiée. Des immeubles hauts signifient une ombre portée importante préjudiciable aux riverains habitants les rez-de-chaussée et 1ers étages des immeubles avoisinants.

D’ailleurs nous avons entendu lors de la réunion publique de novembre, des personnes habitants sur la Division Leclerc dans des immeubles assez récents être inquiets quant à la hauteur et la proximité des futures constructions. Il est indiqué comme premier principe de démarche durable : une « densité désirable », nous n’avons rien contre une certaine densité mais il faut qu’elle soit désirable pour tous, les riverains du projet également.

4) Liaisons douces

Il sera important de faire une large place aux liaisons douces à l’intérieur même des ilots et éviter une trop importante privatisation des espaces : la clôture de tous les programmes immobiliers ne permet pas forcément de faire ville, les cheminements sont très importants.

5) Commerces

La perspective d’avoir un axe commercial est tout à fait séduisante cependant une analyse globale sur les commerces doit être menée sur la ville car aujourd’hui on voit de nombreux locaux commerciaux encore vides dans les programmes récents, attention à ne pas mettre en difficulté les commerces installés. Les commerces, nous semble-t-il, doivent être regroupés en pôles et ces pôles doivent être limités sur la ville pour leur bon fonctionnement et une bonne zone de chalandise. Qu’une zone commerciale soit prévue dans ce nouveau quartier est tout à fait logique mais quid des commerces se situant entre le carrefour Allende et le Carrefour de l’Europe, auront-ils suffisamment d’activité ?

Sylvie Delaune

Présidente du groupe municipal « Agir autrement pour Châtenay-Malabry »

Création d’une SEMOP pour l’aménagement du site de l’Ecole Centrale

Lors du Conseil municipal du 30 juin 2016, le lancement d’une mise en concurrence pour choisir un opérateur économique avec lequel sera créée une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP), a été votée.

Voici l’intervention de notre groupe :

“Ce point n’est pas une surprise puisque vous aviez annoncé lors de la réunion publique du 7 juin à laquelle nous avons assisté, la mise à l’ordre du jour de ce lancement de procédure. Vous souhaitez ainsi avoir recours à une toute nouvelle forme d’établissement public local : la SEMOP créée en 2014 par le législateur.

Notre première question porte sur les raisons qui ont conduit à choisir ce type de structure pour l’aménagement des terrains de Centrale. D’après le rapport, la maitrise de l’opération est essentielle pour la municipalité, une SEMOP, il est vrai permet au maxima à la puissance publique d’être majoritaire et a minima de détenir une minorité de blocage : la raison du choix de la SEMOP est-elle celle-ci ? D’ailleurs y-aura-t-il d’autres acteurs dans cette société ?

Il faut insister sur le fait que la maitrise d’un projet s’analyse aussi en termes de compétence : on comprend bien que la mairie ne dispose pas nécessairement de toutes les compétences nécessaires à l’aménagement de 18 ha avec un tel projet, il est donc utile de désigner un aménageur mais les services de la mairie doivent être structurés pour pouvoir suivre, évaluer la concession d’aménagement. Qu’est-il prévu ?

Le rapport indique que la ville choisirait l’hypothèse a minima, c’est-à-dire prendre 34% du capital qui lui permettent une minorité de blocage. De combien sera le capital ? La Ville peut-elle faire face, économiquement parlant, à cette prise de capital ? De même quels sont les risques pris éventuellement par la ville dans ce montage ? Des garanties d’emprunt seront sans doute nécessaires ?

Nous sommes étonnés de ne pas disposer du cahier des charges sur la base duquel la procédure d’attribution de la concession d’aménagement va être lancée. En effet, la particularité des SEMOP est de choisir l’opérateur économique via une procédure avant de créer la structure : le cahier des charges revêt dont une importance toute particulière. Ce cahier des charges doit en plus de présenter le projet, déterminer dans un « document de préfigura­tion » la part de capital qu’elle souhaite détenir, les règles de gouvernance ainsi que les modalités de contrôle dont elle veut disposer sur l’activité de la société, les modalités de rémunération, les mesures de dévolution de l’actif et du passif ETC….Ou est ce cahier des charges essentiel pour pouvoir lancer la procédure et par conséquent pour nous positionner par rapport à cette délibération ?

Différentes opérations sont donc prévus sur le terrain : de la promotion privée, des équipements publics, des espaces publics….tout est –il déjà figé ou pourra-t-il par exemple y avoir des projets d’autopromotion montage selon lequel des particuliers réunis par un projet de vie commun, jouent le rôle de maitre d’ouvrage en concevant, finançant et réalisant leur logement au sein d’un bâtiment collectif sans passer par un promoteur ») ?

Concernant les acquisitions foncières à réaliser, il est fait mention des négociations avec l’Etat pour la majeure partie des terrains. Quid de la résidence étudiante qui a un statut particulier puisqu’un bail emphytéotique a été consenti ?

Vous savez que nous soutenons le fait que tout ne doit pas forcément être démoli, qu’il existe des équipements collectifs qui pourraient être intégrés dans le nouveau projet : des équipements sportifs, un théâtre. Des logements aux normes de la résidence étudiante ne pourraient –ils pas être réutilisés pas nécessairement pour du logement étudiant d’ailleurs ?

Enfin, le label écoquartier implique une participation des habitants autrement que dans des réunions publiques. Que se passera-t-il une fois l’aménageur désigné à ce sujet ?”

Notre contribution à la concertation sur le devenir des terrains de Centrale et Pharmacie

Le groupe “agir autrement” a participé à chacune des réunions de concertation relative au devenir des terrains de Centrale et Pharmacie.

Cette participation a été très active avec l’exposé de propositions argumentées. Le groupe a ainsi remis au Maire de Châtenay-Malabry le bilan de ses actions et propositions :

1° Remarques générales sur les deux sites

imageNous avons souhaité participer à cette concertation car l’avenir de notre ville est en jeu. Présents à toutes les réunions de concertation, nous sommes intervenus de manière constructive et ce document de synthèse rappelle l’ensemble de nos remarques/propositions.

La notion d’éco-quartier a été évoquée pour les deux sites, nous avons voulu nous assurer que la démarche consistait bien à obtenir une labellisation : il nous a été répondu de manière affirmative. Cependant, aucun des interlocuteurs n’a été en mesure de préciser le niveau d’ambition en matière de performance environnementale du bâti, compte tenu des normes en vigueur. Ce point, qui conditionne fortement l’avenir de ces terrains et la qualité de l’insertion des constructions dans une démarche de long terme, devra être débattu. Dans la mesure où l’on s’oriente vers une reconversion partielle (qui a notre préférence) ou totale, nous voulons un projet exemplaire qui contribuera à l’image et au rayonnement de notre ville, de nature à compenser en termes d’image, le départ de l’Ecole centrale et de Pharma, deux institutions qui ont fait connaitre le nom de notre ville bien au-delà de nos frontières.

S’agissant de la méthode, le groupe a apprécié la démarche d’ouverture de la municipalité qui a souhaité associer les citoyens, mais tenons à ce que le compte rendu qui sera établi par la Mairie pour la bonne information des citoyens rappelle que notre groupe, dont l’avis converge avec les riverains du site qui se sont exprimés au cours des quatre soirées de mai et juin dernier, ne saurait se satisfaire des conclusions des travaux de la Commission du débat public (saisie en vertu de l’application française du droit européen sur la transparence des choix publics d’investissement), à savoir que les enjeux socio-économiques liés au déménagement de Centrale et Pharma étaient jugés non significatifs (sic !), de même que son impact sur l’environnement[1].

Des dynamiques économiques existent tout autour de Châtenay sans que notre ville n’en bénéficie, il est nécessaire d’avoir une attitude proactive et tournée vers ces dynamiques dont la plus importante est Saclay, autour d’un projet de « Silicon Vallée à la française », avec son cortège d’investissements dans les infrastructures urbaines, et surtout la dynamique d’innovation qui génèrera de la croissance économique à laquelle il faudra se raccrocher pour favoriser, à moyen et long terme, la création d’emplois à tous les niveaux. Il faut saisir ces opportunités tant qu’il est encore possible de le faire. Dans une moindre mesure, les autres acteurs à mobiliser sont : la Vallée scientifique de la Bièvre, ainsi que trois pôles de compétitivité : Systematic Paris-Région, consacré aux systèmes industriels complexes, CAPDIGITAL, dont l’activité porte sur les contenus et services numériques et MOVEO, qui traite du transport et de la mobilité. Il conviendra d’ajouter ces noms dans les documents de cadrage et d’informer cet écosystème économique innovant du voisinage des évolutions du projet de reconversion.

Pour Pharma et dans une moindre mesure pour le site de l’Ecole centrale, il est important de rester souple quant aux caractéristiques de l’immobilier de bureau ; en effet, une grande entreprise souhaitant s’installer viendra avec son propre cahier des charges et ne sera pas forcément intéressée par des bureaux déjà implantés. L’effort de prospection devra reposer sur des appels à propositions transparents, diffusés tant en France qu’à l’étranger, en sollicitant pour cela les services appropriés de l’Etat (ex-DATAR et Agence pour les investissements étrangers en France). Le groupe insiste pour que la proximité de Paris soit mise en valeur pour des implantations d’industriels ou d’institutions de recherche et de formation désireuses d’être à la fois proche de Saclay et proche de Paris (ligne du RER B). La dimension européenne, dans le cadre d’une dynamique de territoire en reconversion (rendue nécessaire, faut-il le rappeler, par le départ de deux institutions scientifiques et universitaires qui entrainent la perte de plus d’un millier d’emplois), est absente dans le projet. Elle devra être intégrée dans les perspectives avec la possibilité de présenter des projets au FEDER (fonds communautaires pour le développement des territoires), qui apportera des ressources complémentaires aux projets portés par la municipalité.

La labellisation « Ecoquartier » implique un certain nombre d’engagements qui ne concernent pas seulement la qualité ou les performances énergétiques des bâtiments et qui devraient apparaitre dès le début des opérations. En voici quelques exemples :

« Formaliser et mettre en œuvre un processus de pilotage et une gouvernance élargie ». Au cours des cinq réunions, seules trois personnes ont pris la parole et les autres ont gardé le silence. Cela n’a pas aidé à faire comprendre en quoi consisterait une gouvernance élargie.

« Travailler en priorité sur la ville existante ». La volonté plusieurs fois énoncée de commencer par tout raser n’est guère compatible avec la valorisation de l’existant.

« Contribuer au développement économique local équilibré et solidaire ». La responsabilité du choix des occupants des écoquartiers sera-t-elle laissée à des investisseurs cherchant le maximum de rentabilité ou bien une orientation demandant quelques investissements spécifiques sera-t-elle définie par la municipalité ? Par exemple pour accueillir des PME innovantes souhaitant bénéficier de l’opération Paris Saclay qui affiche « complet » dès maintenant.

« Favoriser la transition numérique ». Ces quartiers bénéficieront-ils en tout lieu d’un internet à haut débit et bien sûr des 3G et 4G ?

En matière d’organisation pratique, enfin, nous suggérons que pour les prochaines étapes, le débat soit animé par un professionnel et non par le Maire, qui ne peut raisonnablement pas cumuler les rôles de représentant de l’autorité locale, président de séance et modérateur

2° Remarques portant sur le site Pharmacie

imageLa mixité fonctionnelle et sociale est essentielle pour éviter un quartier « mort » le weekend. Il nous apparait donc nécessaire qu’il y ait un peu de logements sur ce site et également quelques services publics.

Concernant les contraintes du site, il est important de ne pas oublier l’eau souterraine (d’autant plus si le stationnement est souterrain), la dépollution du site (pas seulement le désamiantage, également les produits chimiques).

Il s’agit d’une entrée de ville, il serait donc intéressant d’envisager un signal architectural fort, quelque chose de particulier pour marquer l’entrée dans Châtenay-Malabry (un immeuble très contemporain par exemple, une passerelle pour marquer la liaison verte).

Comte tenu des récents abattages (passés ou envisagés) ayant affecté le Bois de Verrières pour des travaux d’infrastructures, le groupe souhaite que le rideau d’arbres en bordure de l’autoroute…

Le traitement de l’avenue JB Clément est essentiel en considération du flux de voiture actuel et à venir dans le cadre du projet de zone économique. 

Notre groupe a défendu durant la campagne un projet de « boucle verte » (sur le modèle de la coulée verte) permettant de relier tous les espaces verts de notre ville mais également les quartiers. Ce projet devrait être intégré dans les nouveaux quartiers dont celui de Pharmacie avec le Bois de Verrières à proximité.

La mise en place de cette boucle verte permettra de valoriser les espaces verts châtenaisiens, véritable patrimoine et marqueur de l’identité de notre ville. Cela permettra à la ville de Châtenay-Malabry de se différencier des autres villes avoisinantes et de participer ainsi à son attractivité. Cette dernière pourrait être renforcée par la mise en place de parking-relai en entrée de ville afin de permettre aux visiteurs de découvrir toute la richesse du patrimoine vert et historique (la cité jardin, la maison de Châteaubriand…) en empruntant la boucle verte et en s’arrêtant dans les différents parcs et espaces verts (arboretum, parc de la maison de Chateaubriand, parc de la vallée aux loups, parc de Sceaux, coulée verte…).

Cette boucle verte devrait permettre de se déplacer à pied, mais aussi en vélo, afin de permettre à tous les châtenaisiens d’en bénéficier au quotidien pour se rendre en toute sécurité dans les différents endroits de la ville. Ce serait aussi un vecteur pour faire découvrir à tous les châtenaisiens la richesse de leur ville, encore souvent méconnue. Ce côté utilitaire, devrait être renforcé grâce à la mise en place d’un parking à vélo adapté et sécurisé au niveau de la gare du Plessis-Robinson (RER B).

Il convient également de réfléchir au raccrochage du quartier châtenaisien se trouvant de l’autre côté de l’A86 à la ville de Châtenay par des aménagements spécifiques permettant une continuité de liaisons douces.

3° Remarques portant sur le site de Centrale

IMG_0752[1]Ce site à vocation dominante de logement doit s’inscrire dans une démarche globale de parcours résidentiel à l’échelle de la ville de Châtenay-Malabry : pouvoir se loger à tout âge et dans toutes circonstances de la vie. Le site actuel comporte 1200 logements étudiants dont une partie a été récemment rénovée, ce type de logement permettrait de répondre à un besoin important de jeunes en étude ou démarrant une vie professionnelle et cherchant en vain à se loger sur notre territoire.

Il convient donc de ne pas faire table rase de tout ce qui se trouve sur le site actuel. Il faut agir avec prudence et discernement quant aux démolitions, comme le prescrit du reste toute démarche authentique de développement durable, ce qui n’empêchera pas d’accrocher cet existant au reste de la ville à construire.

Certains équipements sont également présents sur le site : équipements sportifs dont un dojo et un gymnase certainement en meilleur état que le gymnase Brossolette.

IMG_0747[1]Des équipements culturels et de loisir manquant à Châtenay-Malabry : un parquet de danse, des salles de musique, de réunion et un petit théâtre constituant une salle intermédiaire qui fait défaut pour les spectacles locaux.

Là encore nous préconisons de conserver certains de ces équipements qui pourront bénéficier aux habitants du quartier comme de la ville dans son ensemble.

Dans les documents présentés, il semble qu’un pôle équipement public soit pressenti au niveau de la grande voie des vignes. Le bas de la division Leclerc manque d’équipements actuellement compte tenu de la forte densification en cours. Est-il donc opportun de vouloir tout concentrer à l’opposé ?

La notion de « morphologie variée » a été évoquée pour caractériser l’architecture des programmes immobiliers : attention à ne pas mettre les uns à côtés des autres des programmes immobiliers sans cohérence les uns par rapport aux autres. La beauté de la cité-jardin résulte notamment de la déclinaison des formes, de couleurs et des motifs architecturaux (de type « variation sur un même thème »).

CONCLUSION

Nous regrettons le départ de Centrale et Pharma, mais nous souhaitons nous tourner vers l’avenir et souhaitons être entendus par la majorité et associés étroitement aux projets en cours, qui présente des marges d’amélioration.

Nous savons que pour l’avenir de ces terrains, il n’existe pas de solution miracle, pas de réponse « clé-en-main ». Cela ne doit pas nous décourager de bâtir une vision globale et innovante de mise en valeur de notre patrimoine bâti, respectueuse de l’environnement, ambitieuse et de nature à consolider l’attractivité de notre ville et la qualité de vie qu’elle est en mesure d’offrir à ses habitants.


[1] Voir l’ensemble des comptes rendu sur la page : http://www.debatpublic.fr/print.html?id=147&type=debats_mo_ouverts