Création de la ZAC de Centrale et choix de l’opérateur économique de la SEMOP : nos prises de position

Lors du conseil municipal du 2 février 2017, de nombreux points concernant le devenir des terrains de l’école centrale étaient inscrits à l’ordre du jour.

1) bilan de la mise à disposition de l’étude d’impact et de l’avis de l’autorité environnementale

imageNous avons voté contre ce bilan  car nous estimons que rien n’a été fait pour que cette mise à disposition soit véritablement effective et efficace.

En effet, nous avons voté au conseil municipal du 15 décembre 2016 pour les modalités de mise à disposition mais la période n’était pas indiquée dans notre dossier. La publicité a été faite par la ville  la veille des vacances pour une période de consultation démarrant pendant les vacances de noël.

D’ailleurs nous n’avons pas été les seuls à avoir laissé passer le temps de mise à disposition puisque comme indiqué dans notre dossier avec beaucoup d’humour, sans doute involontaire : « malgré cette forte publicité, aucune remarque n’a été inscrite dans le cahier tenu à disposition du public et personne ne s’est non plus exprimé par mail ».

 

 

2)  bilan de la concertation sur l’opération d’aménagement pour la réalisation d’un éco-quartier sur le site de l’École Centrale et création de la Zone d’aménagement concerté

Concernant l’avis de l’autorité environnementale, celui-ci a notamment mis l’accent sur un point que nous avons à de multiples reprises évoquées dans les réunions publiques ou au conseil municipal, celle de la démolition totale sur le site de Centrale.

Le rapport de l’Autorité Environnementale se résume de la manière suivante :

« L’approche retenue, qui semble être la démolition totale, pose notamment question. En effet, la valorisation des ressources existantes est un principe majeur du développement durable, d’autant que cet enjeu est souligné par l’état initial.

L’autorité environnementale recommande notamment :

1. de définir et de justifier le programme de démolition et d’en évaluer les impacts ;

2. d’actualiser l’étude d’impact dans la perspective du futur dossier relatif à la loi sur l’eau ;

3. de réaliser une étude de trafic et d’affiner la conception du réseau viaire (voies publiques), afin de préciser les impacts du projet sur les déplacements et les nuisances associées. »

L’étude d’impact a été modifiée en fonction de ces remarques et aborde en effet les aspects relatifs à la loi sur l’eau et traite le problème des déplacements (points 1 et 2).

Mais concernant le choix de tout démolir, cela est peu justifié et mériterait d’être complété et étoffé. A notre sens, la municipalité ne répond pas aux remarques de l’autorité environnementale sur ce point. A chaque fois que nous l’avons évoqué d’ailleurs, cette question a toujours été balayée d’un revers de la main.

En fait, la préoccupation principale qui apparait suite aux quelques réunions sur le sujet « Quartier centrale » et à la lecture des documents très fournis est de savoir quelle est la maitrise effective de la municipalité sur ce projet. Est-ce que la municipalité ne s’en remet pas entièrement aux choix des cabinets et opérateurs qui ont instruit et qui conduiront l’opération.

Il serait important de savoir quelle est la taille des équipes municipales qui sont en charge directe du Quartier Centrale.

Nous avons approuvé le bilan de la concertation puisqu’elle a eu lieu et pour également la création de la ZAC même si de notre côté demeure un sérieux doute sur le parti pris de faire table rase sur le périmètre du projet.

3) Sélection d’un opérateur économique actionnaire de la SEMOP

Pour rappel,  nous étions prononcé favorablement pour la création de la SEMOP :  https://agirautrement.fr/2016/07/05/cration-dune-semop-pour-lamnagement-du-site-de-lecole-centrale/

Voici notre intervention en conseil municipal :

“Comme vous le savez, nous nous sommes exprimés favorablement à la mise en place d’une SEMOP pour la ZAC de Centrale, laquelle SEMOP sera concessionnaire du contrat d’aménagement. Nous avons participé à la commission d’aménagement chargée d’examiner les dossiers de candidatures et les offres initiales des 3 candidats.

Nous avons pu consulter le dossier très épais de ce point à l’ordre du jour de notre conseil : la sélection de l’opérateur économique actionnaire de la SEMOP est en effet essentielle, l’aménagement de ce nouveau quartier est une mutation importante de notre ville et nous engage pour les 10 à 15 ans qui viennent.

Nous avons pu poser de nombreuses questions en commission et nous remercions les services municipaux d’avoir été présents pour nous répondre.

Nous a par exemple été indiqué que les élus municipaux impliqués dans la gouvernance de cette SEMOP et notamment dans le conseil de surveillance, ne seraient pas rémunérés de quelque manière que ce soit, ce qui nous a rassurés.

Demeurent cependant encore quelques interrogations concernant principalement le montage et le bilan financier de la concession d’aménagement. Il est donc prévu un bilan financier de 219 100 000€ équilibré en dépenses et recettes.

Au moment des offres initiales, le prix d’achat des terrains était plus élevé que dans l’offre finale (un peu plus de 100 millions d’€ de mémoire). Dans l’offre finale d’Eiffage, le prix du foncier est de 79 millions d’€. On nous a expliqué que ces prix d’achat/cession avaient été revus en tenant compte de l’état d’avancement des négociations.

Un nouveau poste apparait : celui des aléas d’opération ou dit autrement celui du résultat prévisionnel de l’opération qui correspond à 23,54% des dépenses prévisionnelles soit un montant de 51 574 K€.

Nous avons posé de nombreuses questions sur ce point précis lors de la commission urbanisme. Des réponses ont été apportées mais nous demeurons encore dubitatifs.

· Pourquoi un tel poste a été ajouté ? Si l’opération est excédentaire de manière prévisionnelle, pourquoi ne pas avoir prévu par exemple qu’une partie de cet excédent permette une baisse des charges foncières et qu’ainsi certains logements dans le secteur privé soient accessibles à des prix moins élevés que 5900 € TTC du m2. Ou que pour les logements sociaux, il soit possible d’avoir une diversité des typologies (du PLAI au PLS) en baissant la charge foncière. On lit d’ailleurs dans le projet de convention que la charge foncière pourra être supérieure et donc que les logements pourront sortir à des prix supérieurs à 5900 € du m2 sachant que ces 5900 € constituent un plancher (p28).

· Autre questionnement : quel est le statut exact du résultat prévisionnel. Il est indiqué qu’il sera versé 45 000 € à la ville dès le démarrage (en 2017), c’est a priori une demande de la ville : est-ce une avance sur le boni prévisionnel ? Ce montant, quelques soient les aléas du projet, reste-t-il acquis à la ville ? Comment comptablement cette somme va-t-elle être constatée ? Qu’est-il prévu de faire de cette somme sur le plan budgétaire ?

Plus généralement que se passera-t-il si le plan financier prévisionnel ne se réalise pas, si les recettes notamment ne se réalisent pas ? Quid des 45 000 € perçus par la ville ? Quid du programme de la ZAC ?”

Le Maire a répondu à la plupart de ces questions en conseil municipal mais dans la mesure où il demeure encore pour nous des incertitudes, nous nous sommes abstenus.

Modification du PLU sur la zone Centrale : notre courrier au commissaire enquêteur

Monsieur le Commissaire enquêteur Châtenay-Malabry, le 15 janvier 2017

Hôtel de ville

26 rue du Docteur-le-Savoureux

92290 Châtenay-Malabry

Objet : Enquête publique concernant la modification du Plan Local d’Urbanisme « Secteur Ecole Centrale »

Monsieur le Commissaire-Enquêteur

Dans le cadre de l’enquête publique, veuillez trouver ci-joints les remarques et les propositions formulées par le groupe municipal Agir autrement pour Châtenay-Malabry.

1) Places de stationnement

Il est indiqué : « Dans la zone UEC, compte tenu de la proximité de la ligne de tramway, il n’est exigé qu’une place de stationnement par logement en accession et une demi-place pour les logements aidés. Une surface de stationnement doit être aménagée pour les vélos et les motos à l’intérieur des constructions. »

Pourquoi une telle distinction entre les logements privés et les logements sociaux ? Nous comprenons qu’il n’y ait qu’une seule place de stationnement par logement mais ½ pour les logements sociaux, peut-on penser réellement que les familles habitants dans des logements sociaux n’aient pas de véhicule ?

2) Normes thermiques

En ce qui concerne l’aspect thermique, pour le quartier Centrale, il est prévu l’application de la RT 2012 -20%. Une nouvelle règle se met en place, la RT 2020, elle devrait s’appliquer dès 2018 pour les bâtiments publics. Puisque l’opération prendra de 10 à 15 ans, la plupart des bâtiments construits devront donc respecter la RT 2020. Dans cette norme, les bâtiments seront à énergie positive, ce qui implique un très bon isolement, par exemple la RT 2012 -20% ou mieux, plus une source d’énergie: par exemple des capteurs solaires thermiques ou photovoltaïques.

Est-ce que le projet Centrale tient compte de cela?

3) Hauteurs des bâtiments

On peut lire concernant les hauteurs des bâtiments : « Dans la zone UEC, le terrain naturel présentant de forts reliefs, celui-ci va être largement remodelé, notamment pour rendre les circulations

accessibles aux PMR (pente de 4 % max). Aussi, il est préféré instituer une hauteur plafond exprimée selon une cote NGF : 93.90 qui correspond à la hauteur de la terrasse du château de Sceaux. Ainsi, les bâtiments seront invisibles depuis le château conformément au souhait de l’Architecte des Bâtiments de France. Quelques émergences au-dessus de cette cote sont autorisées jusqu’à la cote 101.90».

On nous a indiqué que cela pourrait représenter des immeubles de 7 à 10 étages ce qui est encore plus haut que ce qui est construit sur l’avenue de la Division Leclerc. Les sites où le dépassement du plafond des hauteurs est prévu sont localisés dans la partie la plus proche du parc de Sceaux. Pourquoi une telle option est-elle privilégiée ? Si à Paris où dans les zones denses proches de Paris, la densification en hauteur peut parfois avoir un intérêt et être défendue, dans le bas de Châtenay, à proximité du parc de Sceaux, nous estimons cette option urbanistique non justifiée. Des immeubles hauts signifient une ombre portée importante préjudiciable aux riverains habitants les rez-de-chaussée et 1ers étages des immeubles avoisinants.

D’ailleurs nous avons entendu lors de la réunion publique de novembre, des personnes habitants sur la Division Leclerc dans des immeubles assez récents être inquiets quant à la hauteur et la proximité des futures constructions. Il est indiqué comme premier principe de démarche durable : une « densité désirable », nous n’avons rien contre une certaine densité mais il faut qu’elle soit désirable pour tous, les riverains du projet également.

4) Liaisons douces

Il sera important de faire une large place aux liaisons douces à l’intérieur même des ilots et éviter une trop importante privatisation des espaces : la clôture de tous les programmes immobiliers ne permet pas forcément de faire ville, les cheminements sont très importants.

5) Commerces

La perspective d’avoir un axe commercial est tout à fait séduisante cependant une analyse globale sur les commerces doit être menée sur la ville car aujourd’hui on voit de nombreux locaux commerciaux encore vides dans les programmes récents, attention à ne pas mettre en difficulté les commerces installés. Les commerces, nous semble-t-il, doivent être regroupés en pôles et ces pôles doivent être limités sur la ville pour leur bon fonctionnement et une bonne zone de chalandise. Qu’une zone commerciale soit prévue dans ce nouveau quartier est tout à fait logique mais quid des commerces se situant entre le carrefour Allende et le Carrefour de l’Europe, auront-ils suffisamment d’activité ?

Sylvie Delaune

Présidente du groupe municipal « Agir autrement pour Châtenay-Malabry »

Lancement de la ZAC de Pharmacie

Lors du conseil municipal de décembre 2016, était soumis au vote, la création de la zone d’aménagement concerté sur les terrains de l’actuelle faculté de pharmacie. Voici notre intervention :

“En préliminaire et de manière un peu accessoire : pourquoi ce nom laid de « Business parc » ? Ne pouvions-nous pas trouver une autre manière de nommer, on l’a bien compris, un parc d’activité  que d’utiliser une dénomination anglo-saxonne ?

Au moment de la concertation, nous avions en plus de participer activement à l’ensemble des réunions, déposé nos propositions à la fois sur Centrale et Pharmacie.

Une de nos remarques portant sur le site Pharmacie insistait sur le caractère essentiel de la mixité fonctionnelle et sociale pour éviter un quartier « mort » le weekend. Il nous apparaissait donc nécessaire qu’il y ait un peu de logements sur ce site et également quelques services publics.

Or nous remarquons dans le projet qu’il n’est plus prévu de logements. Pourtant du côté de la rue des Turlurets, une continuité résidentielle pourrait être faite avec ce qui existe dans cette rue. Il serait dommage que ce quartier ne soit qu’un quartier de passage la semaine pour tous ceux qui y travaillent et que le weekend, les services et commerces prévus aient du mal à fonctionner en raison de l’absence d’habitants. Pour Centrale, vous insistez sur la mixité fonctionnelle, il nous semble qu’elle est aussi importante sur Pharmacie.

Lors de la concertation, nous avions insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une entrée de ville et qu’il serait donc intéressant d’envisager un signal architectural fort, quelque chose de particulier pour marquer l’entrée dans Châtenay-Malabry (un immeuble très contemporain par exemple, une passerelle pour marquer la liaison verte).

Le traitement des différents flux notamment de véhicules est évoqué dans le rapport. Les flux notamment de l’avenue JB Clément sont essentiels en considération du flux de voiture actuel et à venir dans le cadre du projet de zone économique. C’est un point très important, il faut éviter un carrefour Allende complètement engorgé, d’autant plus avec l’aménagement du tramway.

Notre groupe a défendu durant la campagne un projet de « boucle verte » (sur le modèle de la coulée verte) permettant de relier tous les espaces verts de notre ville mais également les quartiers. Ce projet devrait être intégré dans les nouveaux quartiers dont celui de Pharmacie avec le Bois de Verrières à proximité. Nous remarquons à ce titre la volonté de créer un espace vert en lien avec le Bois de Verrières, ce qui nous satisfait mais ce serait parfait si était assurée la connexion avec la coulée verte, la boucle verte serait ainsi quasiment bouclée.

Nous insistons, comme nous l’avions fait au moment de la concertation sur l’importance qu’il y a de raccrocher le quartier châtenaisien se trouvant de l’autre côté de l’A86 à la ville de Châtenay par des aménagements spécifiques permettant une continuité de liaisons douces. Nous avons l’impression dans votre projet qu’un front bâti continu de bureaux va lui être opposé en plus de la coupure de l’A86.

Les dessins d’intention séduisent par certains côté (l’espace vert, la salle des fêtes..) mais laisse entrevoir des bâtiments trapus et hauts : nous ne sommes pas à la Défense, nous sommes à Châtenay-Malabry.”

L’autorité environnementale faisait état du caractère remarquable du pavillon central de Pharmacie, je suppose que, comme pour Centrale, vous souhaitez faire table rase en effaçant totalement de la mémoire châtenaisienne son futur passé universitaire. Il restera une trace mais qui n’est pas de votre fait : le tabac qui s’est réinstallé au carrefour Europe a gardé son nom celui du Tabac de l’Ecole Centrale !

Notre contribution à la concertation sur le devenir des terrains de Centrale et Pharmacie

Le groupe “agir autrement” a participé à chacune des réunions de concertation relative au devenir des terrains de Centrale et Pharmacie.

Cette participation a été très active avec l’exposé de propositions argumentées. Le groupe a ainsi remis au Maire de Châtenay-Malabry le bilan de ses actions et propositions :

1° Remarques générales sur les deux sites

imageNous avons souhaité participer à cette concertation car l’avenir de notre ville est en jeu. Présents à toutes les réunions de concertation, nous sommes intervenus de manière constructive et ce document de synthèse rappelle l’ensemble de nos remarques/propositions.

La notion d’éco-quartier a été évoquée pour les deux sites, nous avons voulu nous assurer que la démarche consistait bien à obtenir une labellisation : il nous a été répondu de manière affirmative. Cependant, aucun des interlocuteurs n’a été en mesure de préciser le niveau d’ambition en matière de performance environnementale du bâti, compte tenu des normes en vigueur. Ce point, qui conditionne fortement l’avenir de ces terrains et la qualité de l’insertion des constructions dans une démarche de long terme, devra être débattu. Dans la mesure où l’on s’oriente vers une reconversion partielle (qui a notre préférence) ou totale, nous voulons un projet exemplaire qui contribuera à l’image et au rayonnement de notre ville, de nature à compenser en termes d’image, le départ de l’Ecole centrale et de Pharma, deux institutions qui ont fait connaitre le nom de notre ville bien au-delà de nos frontières.

S’agissant de la méthode, le groupe a apprécié la démarche d’ouverture de la municipalité qui a souhaité associer les citoyens, mais tenons à ce que le compte rendu qui sera établi par la Mairie pour la bonne information des citoyens rappelle que notre groupe, dont l’avis converge avec les riverains du site qui se sont exprimés au cours des quatre soirées de mai et juin dernier, ne saurait se satisfaire des conclusions des travaux de la Commission du débat public (saisie en vertu de l’application française du droit européen sur la transparence des choix publics d’investissement), à savoir que les enjeux socio-économiques liés au déménagement de Centrale et Pharma étaient jugés non significatifs (sic !), de même que son impact sur l’environnement[1].

Des dynamiques économiques existent tout autour de Châtenay sans que notre ville n’en bénéficie, il est nécessaire d’avoir une attitude proactive et tournée vers ces dynamiques dont la plus importante est Saclay, autour d’un projet de « Silicon Vallée à la française », avec son cortège d’investissements dans les infrastructures urbaines, et surtout la dynamique d’innovation qui génèrera de la croissance économique à laquelle il faudra se raccrocher pour favoriser, à moyen et long terme, la création d’emplois à tous les niveaux. Il faut saisir ces opportunités tant qu’il est encore possible de le faire. Dans une moindre mesure, les autres acteurs à mobiliser sont : la Vallée scientifique de la Bièvre, ainsi que trois pôles de compétitivité : Systematic Paris-Région, consacré aux systèmes industriels complexes, CAPDIGITAL, dont l’activité porte sur les contenus et services numériques et MOVEO, qui traite du transport et de la mobilité. Il conviendra d’ajouter ces noms dans les documents de cadrage et d’informer cet écosystème économique innovant du voisinage des évolutions du projet de reconversion.

Pour Pharma et dans une moindre mesure pour le site de l’Ecole centrale, il est important de rester souple quant aux caractéristiques de l’immobilier de bureau ; en effet, une grande entreprise souhaitant s’installer viendra avec son propre cahier des charges et ne sera pas forcément intéressée par des bureaux déjà implantés. L’effort de prospection devra reposer sur des appels à propositions transparents, diffusés tant en France qu’à l’étranger, en sollicitant pour cela les services appropriés de l’Etat (ex-DATAR et Agence pour les investissements étrangers en France). Le groupe insiste pour que la proximité de Paris soit mise en valeur pour des implantations d’industriels ou d’institutions de recherche et de formation désireuses d’être à la fois proche de Saclay et proche de Paris (ligne du RER B). La dimension européenne, dans le cadre d’une dynamique de territoire en reconversion (rendue nécessaire, faut-il le rappeler, par le départ de deux institutions scientifiques et universitaires qui entrainent la perte de plus d’un millier d’emplois), est absente dans le projet. Elle devra être intégrée dans les perspectives avec la possibilité de présenter des projets au FEDER (fonds communautaires pour le développement des territoires), qui apportera des ressources complémentaires aux projets portés par la municipalité.

La labellisation « Ecoquartier » implique un certain nombre d’engagements qui ne concernent pas seulement la qualité ou les performances énergétiques des bâtiments et qui devraient apparaitre dès le début des opérations. En voici quelques exemples :

« Formaliser et mettre en œuvre un processus de pilotage et une gouvernance élargie ». Au cours des cinq réunions, seules trois personnes ont pris la parole et les autres ont gardé le silence. Cela n’a pas aidé à faire comprendre en quoi consisterait une gouvernance élargie.

« Travailler en priorité sur la ville existante ». La volonté plusieurs fois énoncée de commencer par tout raser n’est guère compatible avec la valorisation de l’existant.

« Contribuer au développement économique local équilibré et solidaire ». La responsabilité du choix des occupants des écoquartiers sera-t-elle laissée à des investisseurs cherchant le maximum de rentabilité ou bien une orientation demandant quelques investissements spécifiques sera-t-elle définie par la municipalité ? Par exemple pour accueillir des PME innovantes souhaitant bénéficier de l’opération Paris Saclay qui affiche « complet » dès maintenant.

« Favoriser la transition numérique ». Ces quartiers bénéficieront-ils en tout lieu d’un internet à haut débit et bien sûr des 3G et 4G ?

En matière d’organisation pratique, enfin, nous suggérons que pour les prochaines étapes, le débat soit animé par un professionnel et non par le Maire, qui ne peut raisonnablement pas cumuler les rôles de représentant de l’autorité locale, président de séance et modérateur

2° Remarques portant sur le site Pharmacie

imageLa mixité fonctionnelle et sociale est essentielle pour éviter un quartier « mort » le weekend. Il nous apparait donc nécessaire qu’il y ait un peu de logements sur ce site et également quelques services publics.

Concernant les contraintes du site, il est important de ne pas oublier l’eau souterraine (d’autant plus si le stationnement est souterrain), la dépollution du site (pas seulement le désamiantage, également les produits chimiques).

Il s’agit d’une entrée de ville, il serait donc intéressant d’envisager un signal architectural fort, quelque chose de particulier pour marquer l’entrée dans Châtenay-Malabry (un immeuble très contemporain par exemple, une passerelle pour marquer la liaison verte).

Comte tenu des récents abattages (passés ou envisagés) ayant affecté le Bois de Verrières pour des travaux d’infrastructures, le groupe souhaite que le rideau d’arbres en bordure de l’autoroute…

Le traitement de l’avenue JB Clément est essentiel en considération du flux de voiture actuel et à venir dans le cadre du projet de zone économique. 

Notre groupe a défendu durant la campagne un projet de « boucle verte » (sur le modèle de la coulée verte) permettant de relier tous les espaces verts de notre ville mais également les quartiers. Ce projet devrait être intégré dans les nouveaux quartiers dont celui de Pharmacie avec le Bois de Verrières à proximité.

La mise en place de cette boucle verte permettra de valoriser les espaces verts châtenaisiens, véritable patrimoine et marqueur de l’identité de notre ville. Cela permettra à la ville de Châtenay-Malabry de se différencier des autres villes avoisinantes et de participer ainsi à son attractivité. Cette dernière pourrait être renforcée par la mise en place de parking-relai en entrée de ville afin de permettre aux visiteurs de découvrir toute la richesse du patrimoine vert et historique (la cité jardin, la maison de Châteaubriand…) en empruntant la boucle verte et en s’arrêtant dans les différents parcs et espaces verts (arboretum, parc de la maison de Chateaubriand, parc de la vallée aux loups, parc de Sceaux, coulée verte…).

Cette boucle verte devrait permettre de se déplacer à pied, mais aussi en vélo, afin de permettre à tous les châtenaisiens d’en bénéficier au quotidien pour se rendre en toute sécurité dans les différents endroits de la ville. Ce serait aussi un vecteur pour faire découvrir à tous les châtenaisiens la richesse de leur ville, encore souvent méconnue. Ce côté utilitaire, devrait être renforcé grâce à la mise en place d’un parking à vélo adapté et sécurisé au niveau de la gare du Plessis-Robinson (RER B).

Il convient également de réfléchir au raccrochage du quartier châtenaisien se trouvant de l’autre côté de l’A86 à la ville de Châtenay par des aménagements spécifiques permettant une continuité de liaisons douces.

3° Remarques portant sur le site de Centrale

IMG_0752[1]Ce site à vocation dominante de logement doit s’inscrire dans une démarche globale de parcours résidentiel à l’échelle de la ville de Châtenay-Malabry : pouvoir se loger à tout âge et dans toutes circonstances de la vie. Le site actuel comporte 1200 logements étudiants dont une partie a été récemment rénovée, ce type de logement permettrait de répondre à un besoin important de jeunes en étude ou démarrant une vie professionnelle et cherchant en vain à se loger sur notre territoire.

Il convient donc de ne pas faire table rase de tout ce qui se trouve sur le site actuel. Il faut agir avec prudence et discernement quant aux démolitions, comme le prescrit du reste toute démarche authentique de développement durable, ce qui n’empêchera pas d’accrocher cet existant au reste de la ville à construire.

Certains équipements sont également présents sur le site : équipements sportifs dont un dojo et un gymnase certainement en meilleur état que le gymnase Brossolette.

IMG_0747[1]Des équipements culturels et de loisir manquant à Châtenay-Malabry : un parquet de danse, des salles de musique, de réunion et un petit théâtre constituant une salle intermédiaire qui fait défaut pour les spectacles locaux.

Là encore nous préconisons de conserver certains de ces équipements qui pourront bénéficier aux habitants du quartier comme de la ville dans son ensemble.

Dans les documents présentés, il semble qu’un pôle équipement public soit pressenti au niveau de la grande voie des vignes. Le bas de la division Leclerc manque d’équipements actuellement compte tenu de la forte densification en cours. Est-il donc opportun de vouloir tout concentrer à l’opposé ?

La notion de « morphologie variée » a été évoquée pour caractériser l’architecture des programmes immobiliers : attention à ne pas mettre les uns à côtés des autres des programmes immobiliers sans cohérence les uns par rapport aux autres. La beauté de la cité-jardin résulte notamment de la déclinaison des formes, de couleurs et des motifs architecturaux (de type « variation sur un même thème »).

CONCLUSION

Nous regrettons le départ de Centrale et Pharma, mais nous souhaitons nous tourner vers l’avenir et souhaitons être entendus par la majorité et associés étroitement aux projets en cours, qui présente des marges d’amélioration.

Nous savons que pour l’avenir de ces terrains, il n’existe pas de solution miracle, pas de réponse « clé-en-main ». Cela ne doit pas nous décourager de bâtir une vision globale et innovante de mise en valeur de notre patrimoine bâti, respectueuse de l’environnement, ambitieuse et de nature à consolider l’attractivité de notre ville et la qualité de vie qu’elle est en mesure d’offrir à ses habitants.


[1] Voir l’ensemble des comptes rendu sur la page : http://www.debatpublic.fr/print.html?id=147&type=debats_mo_ouverts

Démarrage de la concertation sur Centrale et Pharmacie

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Rappel des faits :

  1. Un protocole d’accord pour le devenir des terrains de l’Ecole Centrale et la Faculté de Pharmacie a été signé entre l’Etat (Valérie Pécresse) et la Mairie le 20 mars 2012 rendant possible le lancement officiel d’études d’aménagement pour 30 ha de terrains. Le conseil municipal a été informé de cette signature le 29 mars 2012.
  2. Un avenant est venu préciser le programme envisagé sur les deux sites (Conseil municipal du 10 mai 2012) :

    – sur le site de l’Ecole centrale (sans conservation de l’existant) : 120 000 m2 de logements en accession libre, 24 000 m2 de logements sociaux, 30 000 m2 de bureaux, 15 000 m2 de commerces et services, 14 000 m2 d’équipements publics.

    – sur le site de la Faculté de Pharmacie : 65 000 m2 de locaux d’activité, 30 000 m2 de bureaux, 11 000 m2 de logements en accession libre.

  3. Au Conseil municipal du 28 juin 2012, le droit de préemption de la ville sur les terrains de l’Ecole centrale a été transféré à l’Etablissement Public Foncier du 92.
  4. Le Plan Local d’Urbanisme adopté en décembre 2012 a instauré deux périmètres de sursis sur les emprises actuelles des deux établissements. Il n’y a donc eu aucun débat sur ces terrains dans le cadre de l’élaboration du PLU.

imageAprès juin 2012, nous n’avons plus entendu parler de ce sujet pourtant déterminant pour notre ville et les châtenaisiens!

Le programme élaboré par la liste Agir autrement pour Châtenay-Malabry proposait des orientations sur ces aménagements qui seront défendues au cours de la concertation qui vient d’être lancée et qui va être bouclée en quasiment un mois, autant dire au pas de course!

Pour favoriser la participation de tous à cette concertation, nous avions déposé au dernier conseil municipal de mai la question suivante :

“Dans quelques jours débutera la concertation sur le devenir des terrains de l’Ecole Centrale et de la faculté de pharmacie. Notre groupe municipal participera activement à cette concertation comme elle l’avait déjà fait par le passé à l’occasion de l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme.

Afin de faciliter et rendre plus effectif le travail collectif sur ces projets d’envergure pour notre ville, serait-il possible de déposer sur le site de la ville, une semaine avant chaque réunion publique, les documents qui seront présentés en séance comme cela s’était fait pour la concertation sur le PLU ?”

Nous avons eu gain de cause puisque la présentation qui sera faite ce soir à la première réunion publique a été mise en ligne : Concertation 22 mai 2014

Comptez sur vos élus Agir autrement pour participer de manière constructive à cette concertation.