Une charte des jardins partagés

Lors du conseil municipal du 17 novembre, une charte municipale des jardins partagés a été discutée et votée.

Voici l’intervention de Christian Lemoine :

IMG_0278“Bien sûr, nous ne pouvons que nous réjouir de la volonté de la mairie de soutenir les initiatives des Châtenaisiens dans le domaine de la mise en partage des jardins de la ville. Nous souhaitons remarquer ici cet engagement au-travers d’associations, comme l’association « Cultivons Châtenay » dont on peut souligner qu’elles réunissent des habitants de quartiers très différents de la commune, de la butte rouge au centre-ville, dans un esprit de dialogue et de partage, cet esprit qu’on nomme le vivre-ensemble, que j’aimerais appeler la civilité, civilité au sens où chacun a conscience des relations entre les personnes au sein de l’espace social et porte ainsi attention à l’autre dans sa différence et sa singularité. Ce type de projet né du terrain, à proprement parler, mérite évidemment d’être soutenu.

Nous avons consulté le site du réseau national des jardins partagés qui propose lui aussi une charte de valeurs (http://jardins-partages.org/IMG/pdf/JTSE-leger.pdf).IMG_1640 (6)

Dans un premier temps, la mairie souhaite-t-elle coordonner les actions des jardins partagés sur son territoire tout en laissant libre choix aux différentes initiatives de rejoindre le mouvement national ? La mairie souhaite-t-elle avoir un droit de regard plus fort sur ces projets, comme la charte proposée le laisse supposer ? Quelques points, qui ne sont pas forcément de détail demandent selon nous à être précisés, comme par exemple ce qui est entendu par : « l’entretien constant du jardin » (point III-6) ou la possibilité de « délabelliser » un jardin ? Un projet de jardin partagé pourra-t-il être monté sans passer par le label proposé par la charte ?

Ensuite, nous remarquons que parmi les 5 valeurs prônées par la charte nationale des jardins partagés, il est écrit : « donner un point d’appui aux personnes en difficulté aux fins de retrouver utilité sociale et dignité, en ayant la possibilité de participer à in travail productif qu’il soit monétaire ou non. » Cette mention des personnes en difficultés ne parait pas en tant que telle dans la charte de la ville, et il serait bien selon nous qu’elle y soit.

Enfin, à titre plus personnel, j’aimerais que soient consacrées, dans le projet urbain qui doit prendre la place de l’Ecole centrale, des surfaces importantes à cette agriculture urbaine que vous citez. Plutôt qu’un grand nombre de nouvelles constructions, peut-être pourrions-nous réduire celles-ci pour laisser davantage d’espaces à la production de maraichage, par exemple, à même de fournir au moins en partie les cantines des écoles châtenaisiennes.”