Vœu pour la protection de la cité-jardin de la Butte rouge

6a012875a1ac94970c0168e7fae9e1970cLors du conseil municipal du 3 juillet 2014, notre groupe a présenté un vœu tendant à lancer une procédure d’aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine de la cité-jardin de la Butte rouge (AVAP). Le Maire a fait voter sa majorité contre ce vœu au prétexte qu’une telle procédure empêcherait toute rénovation de ce quartier. C’est bien mal connaitre cette procédure qui se veut plus légère qu’une mesure de classement et qui reste à l’initiative de la municipalité. Nous avons défendu durant la campagne des municipales la rénovation de ce quartier qui en a cruellement besoin mais nous pensons aussi que ce quartier mérite une reconnaissance patrimoniale et architecturale.

Pour en savoir plus sur la procédure d’AVAP : http://www.outil2amenagement.certu.developpement-durable.gouv.fr/avap-aires-de-valorisation-de-l-r261.html

Notre vœu :

“Notre ville a la chance d’avoir des espaces verts et un patrimoine précieux en Ile de France. Cependant une partie de ce patrimoine n’est pas reconnue à sa juste valeur et ne fait donc l’objet d’aucune protection.

Il s’agit de la cité-jardin de la butte rouge qui pourtant jouit d’une certaine reconnaissance :

• Elle est répertoriée par l’Inventaire général du patrimoine culturel (Objectif : recenser, étudier et faire connaitre l’ensemble du patrimoine)

Elle est labellisée « Patrimoine du XXème siècle » : ce label a été lancé par le ministère de la culture et de la communication en 1999 ; il a pour objet d’identifier et de signaler à l’attention du public les constructions et ensembles urbains dont l’intérêt architectural et urbain justifie de les transmettre aux générations futures comme des éléments à part entière du patrimoine du XXème siècle.

• Certains de ses espaces verts sont classés Espace Naturel Sensible (ENS)

Mais il est regrettable qu’elle soit complètement absente de la liste des éléments de patrimoine remarquables définis par le PLU et qui font l’objet de prescriptions particulières.

Le Plan local d’urbanisme classe ce quartier en Zone Uc : zone mixte, grands ensembles collectifs et plus précisément secteur Ucj correspondant à des territoires amenés à évoluer (possibilités de rénovation).

Bien évidemment, la cité-jardin doit être rénovée et protection ne signifie pas impossibilité de rénover. Il s’agit de prévoir une protection de la Cité-jardin adaptée qui permette de la rénover tout en conservant ses caractéristiques urbanistiques et architecturales exceptionnelles.

Aussi, engager une procédure pour créer une aire de mise en valeur du patrimoine et de l’architecture (AVAP), ex ZPPAUP nous semble être la bonne mesure. D’ailleurs les cités-jardin de Suresnes et de Gennevilliers ont fait l’objet d’une telle procédure.

L’initiative du lancement de la procédure revient au Maire aussi souhaitons-nous que le conseil municipal émette le vœu qu’une procédure d’AVAP soit mise en œuvre pour la cité-jardin de la Butte Rouge.”

Liens vers d’autres interventions ou articles portant sur le même sujet :

http://sylviedelaune.wordpress.com/2013/04/24/cit-jardin-de-la-butte-rouge-le-maire-siffredi-dserte-un-colloque-international/

http://sylviedelaune.wordpress.com/2012/10/12/cit-jardin-de-la-butte-rouge-quelle-protection-pour-quelle-volution/

http://sylviedelaune.wordpress.com/2012/02/26/la-cit-jardin-de-la-butte-rouge-un-patrimoine-protger/

http://sylviedelaune.wordpress.com/2010/04/06/la-municipalit-aurait-elle-honte-de-la-cit-jardin-de-la-butte-rouge/

Le Maire de Châtenay-Malabry se moque de la parcelle boisée menacée sur sa ville

SMRLors du conseil municipal du 3 juillet 2014, notre groupe a posé une question orale concernant l’emplacement du site de remisage du futur tramway T10.

Voici la question :

“Au 1er trimestre 2013 (du 21 janvier au 1er mars 2013), le STIF (Syndicat des Transports en Ile de France) a lancé une concertation sur le futur projet de Tramway entre Antony et Clamart (TAC) à laquelle nous avons participé.

Deux possibilités d’emplacement du site de Maintenance et Remisage avaient été présentées :

  • Au carrefour du 11 novembre à Châtenay-Malabry dans la forêt domaniale de Verrières (parcelle de 50919 m2).
  • Au Plessis-Robinson, sur un terrain localisé dans le parc d’activités NOVEOS.

De nombreuses voix s’étaient élevées contre l’emplacement sur Châtenay-Malabry afin d’éviter la déforestation de la parcelle envisagée, le bilan de la concertation fait d’ailleurs état de cette opposition.

Dans ce bilan, le STIF mentionne que « La localisation du site de maintenance et de remisage n’est pas arrêtée à ce jour», qu’il « a souhaité réaliser un travail d’études pour l’optimisation du site de maintenance et de remisage afin de le faire tenir dans un espace plus réduit ».

Nous avons appris qu’un concours de maîtrise d’œuvre venait d’être lancé, celui-ci indique explicitement que « Le marché concerne la maitrise d’œuvre pour la construction du Site de maintenance et de remisage (SMR) du T10 et son insertion architecturale et paysagère sur une parcelle forestière en bordure d’urbanisation à l’ouest du carrefour du 11 novembre à Châtenay-Malabry (92) »

Confirmez-vous le fait que le choix d’implantation du SMR ait été fait en privilégiant la parcelle boisée de plus de 5ha sur notre territoire communal ?

Le cas échéant, connaissez-vous les arguments qui ont conduit à ce choix ?

Le cas échéant, le site de remisage occupera-t-il l’ensemble de la parcelle ou est-il prévu d’autres types d’aménagement sur cet espace ?”

Réponse résumée du Maire et nos commentaires en jaune :

“Il n’y aura pas de tramway s’il n’y a pas de SMR et ceux qui s’opposent à l’emplacement du SMR, s’opposent au tramway !” C’est une manière très simpliste et politicienne d’aborder le sujet, c’est le moins que l’on puisse dire! Nous sommes pour le tramway et estimons que d’autres sites étaient envisageables que celui de Châtenay-Malabry.

Plusieurs raisons données pour choisir la parcelle du 11 novembre à Châtenay-Malabry :

– la parcelle ne fait pas partie du Bois de Verrières, elle en est coupée et est enclavée. Elle donne à l’entrée de ville de Châtenay-Malabry un aspect vert et champêtre en accord avec l’identité de notre ville.

– Un diagnostic de la faune et la flore a été fait et il en résulte l’existence d’une biodiversité plus que limitée. Cela reste cependant une zone forestière qu’il convient de sanctuariser afin de préserver l’environnement et la qualité de vie des habitants.

– Lors de l’élaboration du PLU, le déclassement de cette parcelle n’a pas suscité d’opposition particulière exceptée celle de groupuscules politiques ou associatifs ( !). Oui des recours devant le tribunal administratif ont été introduits par des associations de défense de l’environnement mais aussi par les élus socialistes de Châtenay-Malabry. Il faut ajouter que lors de la concertation, d’autres personnes avaient dénoncé cette atteinte à un massif forestier.

Il n’y a pas d’alternative au terrain de Châtenay-Malabry. Il n’y a besoin que de 3 ha pour le SMR mais l’ONF ne veut pas conserver le reliquat et cèdera donc la totalité.

Cependant il est prématuré pour dire quels autres types d’aménagement pourraient être envisagés. Faut-il craindre le pire?

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